Pourquoi "Le rêve d'Orane"!

Pourquoi "Le rêve d'Orane"!
Le rêve d'Orane était aussi celui de Flynn, de Melchior, d'Oscar et de Dolly.
Le rêve de finir leur vie aimés, choyés, bien à l'abris auprès des personnes qui les entourent.
Le rêve d'Orane était celui de mon amie Claire qui voulait l'adopter mais le véto ne lui en n'a pas laissé le temps. Orane était pourtant dans un box d'adoption. Mais le comble, vous savez pourquoi il l'a euthanasiée ? "TROP GENTILLE"
Je crois rêver!!! Celle là, on ne me l'avait jamais faite!
Je voudrais un jour pouvoir créer un refuge afin de réparer tout le mal qu'on peut faire à ces boules d'amour. Je l'appellerai "Le rêve d'Orane", je le dois à Orane et à Claire.
Orane était belle, très belle. Mais cela ne change finalement rien.
Orane, tu peux dormir en paix. Ton départ à permis à plusieurs autres chiens d' échapper au nazi et coulent des jours paisibles dans le foyer qui t'était destiné.

Photo : Flynn, berger belge, 14ans : EUTHANASIE
# Posté le mardi 12 juillet 2005 05:44
Modifié le mercredi 20 juillet 2005 08:48

Orane

Orane

Parmi les mots dont l'initiale est OR, il en est avec des O ouverts ou
fermés
ORtie est ouverte, ORme est fermé.

Il en est qui se prolongent, d'autres qui s'arrêtent
hORrible s'arrête, ORale se prolonge comme
l'ORée ou l'ORage

Il en est des doux et des durs
ORdure n'a pas la douceur d' ORange

Il n'est en pourtant qu'un qui reprenne les qualités rayonnantes de
tous les mentionnés,

Fermé comme l'ORme,
Sans fin comme ORale,
Doux comme l'ORange,

Ce merveilleux prénom que tu portes,

ORANE...

Texte : Albert Louis
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# Posté le mardi 12 juillet 2005 06:00
Modifié le mardi 19 juillet 2005 03:50

Je vais mourir!

Je vais mourir!
[JE VAIS MOURIR...

Il me reste peut-être un ou deux jours à vivre,
Personne n'est venu... Je sais, je vais mourir...
Dans ma tête de chien, y a tant de souvenirs
Et j'étais si heureux au temps où j'étais libre...
Je vous aimais depuis presqu'une vie entière,
Six ans, je m'en souviens, et c'était merveilleux...
Vous m'avez « balancé » à travers la portière
Et je n'ai pas compris. C'était peut-être un jeu...
Vous avez disparu au loin sur l'autoroute
Et je suis resté seul, me traînant au fossé,
Le c½ur désespéré et l'esprit en déroute,
Gémissant de douleur sous ma patte cassée...
J'ai fini au refuge où j'attends chaque jour
Qu'on vienne me chercher pour tout recommencer...
Je ne vous en veux pas. J'ai pour vous tant d'amour
Qu'on sera bien chez nous comme par le passé...
La nuit tout doucement a envahi ma cage...
C'est vrai, je vous aimais et je vous aime encore,
Je ne dormirai pas et j'attendrai l'aurore,
En guettant tristement à travers le grillage...
Et puis, quoi qu'il arrive, n'ayez pas de remords,
Au bout de mon amour, je vous offre ma mort...
Vous pouvez à loisir vous dorer sur les plages,
J'entends venir quelqu'un...
Il vient d'ouvrir ma cage.

Texte accompagnateur de la campagne de financement
Hiver 1998
Société protectrice canadienne des animaux

Un message de l'auteur:
Si ''Comment t'as pu?'' vous a rendu les larmes en lisant ce poème, tel
qu'il m'est arrivé, c'est car c'est une histoire de millions d'animaux
autrefois adoptés qui meurent chaque année dans les refuges américains
et canadiens. Vous êtes bienvenue à distribuer cette histoire pour but
non commercial, d'autant plus qu'il est bien indiqué les droits
d'auteur. Vous pouvez vous en servir pour éduquer sur les sites Internets,
dans les bulletins, les refuges d'animaux ou les tableaux d'affiche chez
votre vétérinaire. Mentionnez aux gens que votre décision d'ajouter un
animal à votre famille est important dans votre vie, que les animaux ont
droit à notre amour et des soins adéquats, que trouver un bon foyer
approprié pour votre animal est votre responsabilité et que toute société
humaine de votre localité ou ligue de bien-être animal peut vous
fournir de bons conseils et que toute vie est précieuse. S.v.p. faites votre
part pour arrêter la tuerie et encouragez la stérilisation d'animaux
afin de prévenir la naissance de tout animal non voulu.

Photode l'APVCA
# Posté le mardi 12 juillet 2005 06:03
Modifié le vendredi 15 juillet 2005 09:09

Je m'appelais Orane


Auteur : Claire et sa meute (172.152.224.xxx)
Sujet : Je m'appelais Orane...
Date : 14/03/2005 16:51:44


... j'avais cinq ans et j'étais une belle bergère allemande, gentille et sans problème. Mon maître m'avait lâchement abandonnée dans une sinistre SPA-fourrière. Mais j'avais toutes les chances d'être adoptée. D'ailleurs, des gentilles personnes s'intéressaient déjà à moi, même si je ne le savais pas. Depuis quelques jours, vous pouviez admirer ma photo sur le site pageperso.aol.fr/alainmorice/index.html.
Et puis, un matin, le vétérinaire, celui qui aurait dû m'apporter soins et réconfort, est venu me chercher. Il avait décidé, pour une obscure raison, que je n'avais pas le droit d'avoir ma chance. Avait-il "sa dose" de piqures à respecter pour engraisser un labo, ou son quota de cadavres à livrer à l'équarissage ? S'était-il levé avec le désir sordide de faire de la place à la fourrière ?
Voilà, ma photo a disparu du site. Qui se souviendra de moi ? Moi qui ne demandais qu'à vivre. Pas mon maître en tous cas !
J'ai rejoins mes milliers de compagnons d'infortune et je gambade librement au paradis des chiens.
Alors, la gentille dame qui voulait m'adopter va sauver une autre pauvre toutoune à ma place. Je suis morte pour qu'elle vive. Elle s'appelle April. Elle a plus de chance que moi.
J'avais cinq ans...
Je m'appelais Orane...
# Posté le mardi 12 juillet 2005 06:06
Modifié le mercredi 13 juillet 2005 04:12

Un chien vous parle...

Un chien vous parle...
Comment est-ce possible ?
Quand j'étais un chiot, je vous ai amusés avec mes cabrioles et vous ai fait rire.
Vous m'avez appelé votre enfant, et en dépit de plusieurs chaussures mâchées et quelques oreillers assassinés, je suis devenu votre meilleur ami.
Toutes les fois que j'étais méchant, tu agitais ton doigt vers moi et me demandais "Comment peux-tu ?" mais après on s'amusait ensemble.
Mon éducation a pris un peu plus longtemps que prévu, parce que vous étiez terriblement occupés, mais nous y avons travaillé ensemble.
Je me souviens de ces nuits où je fouinais dans le lit et écoutais tes confidences et rêves secrets, et je croyais que la vie ne pourrait pas être plus parfaite.
Nous avons partagé de longues promenades et courses dans le parc, promenades en voiture, arrêts pour de la crème glacée (j'ai seulement eu le cornet parce que "la glace est mauvaise pour les chiens" comme tu disais), et je faisais de longues siestes au soleil en attendant que tu rentres à la maison.
Progressivement, tu as commencé à passer plus de temps au travail et tu t'es concentré sur ta carrière, et plus de temps à chercher un compagnon humain.
Je t'ai attendu patiemment, t'ai consolé après chaque déchirement de c½ur et déceptions, ne t'ai jamais réprimandé au sujet de mauvaises décisions, et me suis ébattu avec joie lors de tes retours au foyer, et puis tu es tombé amoureux.
Elle, maintenant ta femme, n'est pas une « personne chien » mais je l'ai accueillie dans notre maison, essayé de lui montrer de l'affection, et lui ai obéi.
J'étais heureux parce que tu étais heureux.
Ensuite les bébés humains sont arrivés et j'ai partagé votre excitation.
J'étais fasciné par leur couleur rose, leur odeur, et je voulais les pouponner aussi.
Seulement vous vous êtes inquiétés que je puisse les blesser, et j'ai passé la plupart de mon temps banni dans une autre pièce, ou dans une niche.
Oh, comme je voulais les aimer, mais je suis devenu un "prisonnier de l'amour".
Quand ils ont commencé à grandir, je suis devenu leur ami.
Ils se sont accrochés à ma fourrure et se sont levés sur leurs jambes branlantes, ont poussé leurs doigts dans mes yeux, fouillé mes oreilles, et m'ont donné des baisers sur le nez.
J'aimais tout d'eux et leurs caresses parce que les tiennes étaient maintenant si peu fréquentes et je les aurais défendus avec ma vie si besoin était.
J'allais dans leurs lits et écoutais leurs soucis et rêves secrets, et ensemble nous attendions le son de ta voiture dans l'allée.
Il y eut un temps, quand les autres te demandaient si tu avais un chien et qu'ils te demandaient une photo de moi, tu en avais une à leur montrer dans ton portefeuille et tu leur racontais des histoires à mon propos.
Ces dernières années tu répondais "juste oui" et changeais de sujet.
Je suis passé du statut de "ton chien" à "seulement un chien" et vous vous êtes offensés de chaque dépense pour moi.
Maintenant, vous avez une nouvelle occasion de carrière dans une autre ville, et vous allez déménager dans un appartement qui n'autorise pas d'animaux familiers.
Tu as fait le bon choix pour ta "famille", mais il y eut un temps où j'étais ta seule famille.
J'étais excité par la promenade en voiture jusqu'à ce que nous arrivions au refuge pour animaux.
Cela sentait les chiens et chats, la peur, le désespoir.
Tu as rempli la paperasserie et tu as dit "je sais que vous trouverez une bonne maison pour lui".
Ils ont haussé les épaules et vous ont jeté un regard attristé.
Ils comprennent la réalité qui fait face à un chien entre deux âges, même un avec "des papiers".
Tu as dû forcer les doigts de ton fils pour les détacher de mon col et il criait "Non, Papa ! S'il te plaît, ne les laissez pas prendre mon chien !"
Et je me suis inquiété pour lui, quelles leçons lui avez-vous apprises à l'instant, au sujet de l'amitié et la loyauté, au sujet de l'amour et de la responsabilité, et au sujet du respect pour toute vie.
Tu m'as donné un «au revoir caresse» sur la tête, tu as évité mes yeux, et tu as refusé de prendre mon collier avec vous.Après votre départ, les deux gentilles dames ont dit que vous saviez probablement au sujet de votre départ il y a de cela plusieurs mois et rien fait pour me trouver une autre bonne maison.
Elles ont secoué leurs têtes et ont dit "Comment est-ce possible ?"
Ils sont aussi attentifs à nous ici dans le refuge que leurs programmes chargés ne le leur permet.
Ils nous nourrissent, bien sûr, mais j'ai perdu l'appétit il y a plusieurs jours.
Au début, chaque fois que quelqu'un passait près de ma cage, je me dépêchais en espérant que c'était toi, que tu avais changé d'avis, que c'était juste un mauvais rêve.
Ou j'espérais tout au moins que ça soit quelqu'un qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver.
Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres chiots qui folâtraient pour attirer l'attention, je me suis retiré dans un coin de la cage et ai attendu.
J'ai entendu ses pas quand elle s'approchait de moi en fin de journée, et je piétinais le long de l'allée jusqu'à une pièce séparée.
Une pièce heureusement tranquille.
Elle m'a placé sur la table et a frotté mes oreilles, et m'a dit de ne pas m 'inquiéter.
Mon c½ur battait d'anticipation à ce qui était à venir, mais il y avait aussi un sentiment de soulagement.
Le «prisonnier de l'amour» avait survécu à travers les jours.
Comme c'est dans ma nature, je me suis plus inquiété d'elle.
Le fardeau qu'elle porte pèse lourdement sur elle, et je le sais, de la même manière que je connais votre humeur chaque jour.
Elle a placé un lien doucement autour de ma patte de devant et une larme a roulé sur sa joue.
J'ai léché sa main de la même façon que je te consolais il y a tant d'années.
Elle a glissé l'aiguille hypodermique habilement dans ma veine.
Quand j'ai senti le dard et les liquides se répandre à travers mon corps, je me suis assoupi, l'ai examinée de mes gentils yeux et ai murmuré "Comment as-tu pu ?"
Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage, elle a dit "je suis si désolée".
Elle m'a étreint, et m'a expliqué précipitamment que c'était son travail de s'assurer que j'aille à une meilleure place où je ne serais pas ignoré ou abusé ou abandonné, ou aurais à pourvoir moi-même à mes besoins, une place remplie d'amour et de lumière très différente de cet endroit.
Et avec mes dernières énergies, j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue que mon "Comment as-tu pu ?" n'était pas dirigé contre elle.
C'était à toi, mon maître bien-aimé, que je pensais.
Je penserai à toi et t'attendrai à jamais.
Puisse tout le monde dans ta vie continuer à te montrer autant de loyauté.
Jim Willis 2001

Photo d'un chien de Beauregard
# Posté le mardi 12 juillet 2005 06:07
Modifié le mercredi 13 juillet 2005 04:12